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1default différence entre nanisme et miniaturation le Ven 18 Sep 2009 - 19:55

calamity


Membre : Occasionnel
Membre : Occasionnel
Voici un petit arcticle pour différencié le nanisme (à proprement parler il s'agit d'une maladie) et la miniaturation (sélection naturelle ou artificielle, volontaire ou non, vers des proportions plus adapté aux changement métérologiquepar exemples).

Texte tiré du livre "Les animaux miniatures" de Marie-Sophie Germain aux éditions "De Vecchi".


Qu'est ce qu'un animal miniature ?

Quand on parle d'animaux miniatures, ont utlise souvent l'expression "animaux nains" abusivement. Un animal nain est un animal atteind de nanisme, une anomalie osseuse congénitale, imputée à différentes maladies, qui ralentit puis stoppe la croissance des os.

Pour la plupart des espèces, un animal "miniature" est un animal caractérisé par une taille plus petite que la taille habituelle de son espèce. Cette réduction de taille n'est pas une maladue : c'est le résultat soit de la sélection naturelle, soit de la sélection artificielle (sélection humaine volontaire ou involontaire), et parfois même des deux. Par ailleurs, toutes les "petites" espèces ne sont pas forcément miniature ! Prenons le cas du "hamster nain de russie" (phodopus sungorus). Ce rongeur n'est pas nain, il s'agit il s'agit seulement d'une espèce de hamster plus petite que les autres. Il n'est pas non plus miniature, car il ne s'agit pas d'une espèce "grande" qui s'est "miniaturisée" par la sélection naturelle ou artificielle : cette espèce a toujours été petite. Quant au poney shetland, il n'est ni un cheval miniatureni un poney miniature... mais seulement un poney de petite taille ! Tout cela paraît bien, compliqué... [...]
En attendant, examinons les processus qui mènent à la réduction de taille chez les animaux en prenant des exemples concrets.


Réduction de la taille par la sélection naturelle

Le mouton d'Ouessant est le parfait exemple de la réduction de taille par la sélection naturelle. Cemouton, soumis à un climat rude et disposant d'une nourriture limitée qur une île bretonne, a dû adapter sa morphologie de façon à conserver son énergie, à en perdre le moins possible : au fil des générations sa taille s'est réduite afinde limiter la déperdition de chaleur corporelle et d'avoir besoin de moins de nourriture, et donc de dépenser moins d'énergie. La réduction de taille est un mécanisme qu'on constate chez beaucoup d'èspèce de gros mammifères soumis à des conditions insulaires ou difficiles (climat rudes, nourriture rarae, etc.).


Réduction de la taille pas la sélection artificielle involontaire

Il est clairement admis que la domestication entraîne souvent une réduction de taille. En Suède, des archéologues ont retrouvé des restes de vache datant du 17ème siècle qui ne dépassait pas les 86 cm au garrot ! Cette extrême petitesse est le résultat de conditions de maintenance du bétail assez rudes sur plusieurs générations, la région ayant subi une grave crise agricole. D'ailleurs, tout le bétail au Moyen Âge en Europe était plus petit que notre bétail actuel.

La réduction de taille apparaît pour plusieurs raisons : la volonté des éleveurs de maintenir des animaux plus faciles à capturer, à maîtriser et à héberger, et qui consomment moins de nourriture, par exemple.

On a aussi émis l'hypothèse que les fermiers auraient privilégié (sans pour autant faire de sélection "active") les animaux plus petits afin de povoir optimiser la gestion des stocks de viande (moins de pertes quand la conservationn'était plus optimale).

Pour beaucoup d'espèces domestiquées qui n'étaient au départ pas utilisées pour la boucherie, comme le mouton par exemple, la taille n'a jamais été importante. Comme ces animaux étaient utilisés pour la laine, une grande taille était même un obstacle en termes d'utilisation de l'énergie alimentaire. Idem pour la vache : il est difficile de faire produire beaucoup de lait à une vache et de l'engraisser en même temps. Comme le disait Goethe, "pour pouvoir dépenser d'un côté, la nature est obligée d'économiser de l'autre"...

Ainsi, dans le passé, pour certaines espèces domestiques, la taille n'a jamais été le premier objectif de sélection, ce qui explique que les animaux de ferme du Moyen Âge par exemple étaient beaucoup plus petits que ceux de maintenant. Ici, on peut parler de sélection artificielle, bien que celle ci ne soit pas volontaire de la part de l'homme, c'est-à-dire bien que l'homme n'ait pas fixé la reduction de la taille comme objectif premier.


Réduction de la taille par la sélection artificielle volontaire

Le lapin "nain" (qui n'ais pas nain, mais miniature" est un exemple typique de la sélection humaine volontaire. Pour schématiser, les éleveurs ont choisi des races de petites taille et ont reproduit les plus petits individus afin d'obtenir une progéniture de patite taille. C'est également ce qui s'est passé avec de nombreuses autres espèces d'ornement, à commencer par les poules qui furent sans doute les premières espèces domestiques à avoir été miniatirisées il y a plusieurs siècles en Asie.


Et tout cela à la fois...

Dans le cas du Falabella, magnifique cheval miniatiure originaire d'Argentine, on peut parler à la fois de sélection naturelle et de sélection artificielle.

Au 16ème siècle, une partie des chevaux andalous amenés par les Espagnols en Amérique du Sud redevint sauvage. Pendant quatres siècles, ces chevaux s'adaptèrent à l'aridité du climat et à la rareté de leur nourriture en réduisant leur taille, de la même façon que les pneys Shetland.

Puis la famille Falabelle en Argentine croisa ces petits chevaux avec d'autres races pures afin de fixer la nouvelle race de chevaux miniatures que l'on reconnait aujourd'hui.


Pourquoi avoir des animaux miniatures ?

La tentation, d'avoir une chèvre "naine" ou une mini-polue est très forte, car les "petits" animaux ont toujours exercé beaucoup d'attrait chez les humains. Des recherches en éthologie humaine ont démontré que la néoténie y était pour quelque chose.

La néoténie, c'est la conservation de certaines caractéristiques physiques juvéniles (grosse tête, grand yeux proéminents, membres courts, petite taille...) à l'age adulte. Chez l'homme, la néoténie des animaux provoquerait une "réponse parental", c'est-à-dire un besoin de protéger, de nourir... et de posséder. Qui n'as jamais craqué devant un bébé animal en pensant "si seulement il pouvait rester comme ça" ? Ainsi, la domestication a mené à la rétention de caractéristiques néoténiques chez beaucoup d'espèces. L'exemple le plus frappant est le chien, qui aboie et remue la queue comme un petit louveteau, comportements que n'ont pas les loups adultes !
Maintenant, il faut savoir que la taille miniature n'est pas synonyme de réduction d'espace vital et de soins. Ainsi un lapin Polonais de 800 grammes aura autant besoin d'espace et de liberté qu'un Géant des Flandres (race de lapin) de 7 Kilos grammes. Et un Falabella (cheval miniature) devra être travaillé comme tout autre cheval et non pas seulement servir pour la décoration du parc !
De même pour les moutons, qui ne doivent pas être considérés comme de simples tondeuses écologiques, comme on le voit trop souvent, ou pour les poules "naines" qui ne doivent pas être maintenues en cage.



Méfiez-vous des imitations !

Devant le succès des animaux miniatures, beaucoup d'éleveur peut scrupuleux (même ce terme n'est pas encore assez approprié d'après moi) vendent ou même produisent des animaux souffrant de nanisme, ou tout simplement des jeunes loin d'ètre sevrés (pour les poissons, amphibiens, reptiles : sexable ou de taille adulte)...
Un des exemples les plus typiques est celui des lapins"mini-toys" ou "extra-nains", vendus alors qu'ils ont encore besoin de leur mère et qu'ils ne pèsent que quelques cetaines de grammes...
Plusieurs mois plus tard, le propriétaire du lapin se rend compte que son animal pèse 5 Kg et n'est pas du tout un lapin "nain...Même cas de figure avec les personnes vendant des ânes ou chevaux âgés de 6 mois, prétendant que ce sont des animaux miniatures. La déception est grande lorsque que l'animal à bien grandi 4 ou 5 ans plus tard.On voit aussi des éleveurs proposant des animaux réellement atteints de nanisme, qu'il faut bien sûr éviter de faire reproduire.


PS : tous ce qui est écrit en vert vien de moi uniquement le reste comme dit au dessus est un texte tiré du livre (petit mais très instructif) "Les animaux miniatures" de Marie-Sophie Germain aux éditions "De Vecchi"



Dernière édition par calamity le Dim 20 Sep 2009 - 17:55, édité 1 fois

Celina13


Membre : Accro
Membre : Accro
Article très instructif. ##27 Merci pour la citation. ##17

calamity


Membre : Occasionnel
Membre : Occasionnel
De rien !!! Même si il y à peut de message j'èspère que ça aideras certains ou éclaicira certaines choses !!!

puce d'eau


Membre : Accro
Membre : Accro
salut, intéressant cet article, merci !

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