Les traitements et produits vétérinairesUne fois que vous aurez identifé avec une quasi certitude la maladie qui est présente dans votre bac, il sera temps de se préoccuper de l'administration d'un remède ou d'un traitement médicamenteux.
Notez qu'il ne faut jamais traiter un bac "au pif", sans connaître le produit et ses effets, et sans connaître la maladie. Ce genre d'actions pourraient entrainer une suite catastrophique de réactions qui vous mettrait dans un embarras pire encore que celui du début.
PréliminairesAvant de traiter un bac, il est judicieux de connaître certains détails.
Le fait que les poissons évoluent dans un milieu aqueux, du fait de leur taille, et de notre difficulté à les traiter directement (par injection par exemple), il est compréhensible que la quasi-totélité des traitements disponibles sur le commerce sont administrés par solution dans l'eau du bac hopital ou dans le bac principal. Le premier point important découle de cette évidence. Il s'agit de la
dose à administrer.
Si certains produits, à faible dose, peuvent avoir des effets curatifs sur les poissons, à forte dose, il peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la faune et/ou sur la flore du bac. Il s'agit donc, avant d'administrer le produit, de connaître le
modus operandi de chaque produit, et d'en respecter scrupuleusement les indications.
Certains produits, surtout ceux non-spécifique à l'usage aquariophile, disposent d'une
notion d'impureté. En effet, les produits sont rarement purs, puisque plus il a été purifié, plus il est cher. Or, ces "impuretés" peuvent constituer des toxines ou des poisons, et leur ajout dans le bac peut avoir des effets totalement indésirés. Il s'agit donc de connaître la pureté du produit:
- un produit dit
technique n'est que relativement pur. Son utilisation en aquarium est donc fortement déconseillée.
- un produit dit
pur ne contient qu'un très faible pourcentage d'impuretés et son coût reste abordable, c'est celui qu'on utilisera dans nos bacs.
- un produit dit
pour analyse est le mieux purifié, mais largement au dessus de nos moyens.
De par la quantité de fabricants, il existe une
multitude de produits que l'aquariophile peut se procurrer facilement. En effet, chaque fabricant lance son produit sous un nom commercial qu'il a choisit, et qui sera certainement différents de l'appellation du même produit par un de ses concurrents. Il est à noter aussi qu'au sein d'une gamme de produits d'un même fabricant, l'utilisation combinée de plusieurs produits est garantie sans effets secondaires. Ce n'est plus le cas lorsqu'on utilise un produit A d'un fabricant X avec un produit B d'un fabricant Y.
La notion de
bac hopital est elle aussi très importante. Il est en effet
souvent risqué d'administrer le remède directement dans le bac principal. En effet, le traitement peut avoir des effets indésirables sur les autres poissons, sur les bactéries dénitrifiantes du filtre, ou encore sur les plantes. Il convient donc d'isoler dès la première apparition des symptomes le/les poisson(s) malade(s) dans un bac hopital, de manière à pouvoir éviter toute contagion et tout effet secondaire sur le reste du bac.
Ce bac hopital doit être d'une relativement petite taille, proportionnelle aux espèces hébergées. Il doit être exempt de toute décoration et de toute plantation (éventuellement, y laisser l'une ou l'autre plante flottante) et doit disposer d'une logistique complète (éclairage, filtration, chauffage, etc). Le bac hopital est rempli avec l'eau du bac principal avant chaque traitement pour éviter un stress inutile au poisson malade, et vidé et nettoyé totalement après le traitement.
Notons enfin qu'en cas d'administration d'un produit en bac principal,
la filtration sur charbon actif est indispensable en fin de traitement pour nettoyer totalement l'eau du bac d'un éventuel résidu de médicament. A noter aussi que l'utilisation du charbon actif doit être réservé à ce cas, et que la dose de charbon ne peut en aucun cas être réutilisée une seconde fois.
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